Introduction à l’assemblée citoyenne du 6 février 2013. Par Etienne Adam.
Nous partageons tous le constat que le gouvernement s’est engagé dans une politique d’austérité et ceci au moment même où les politiques – imposées par l’Union Européenne- partout en Europe se traduisent par la pauvreté, le chômage et la montée des inégalités.
Nous en voyons les effets concrets localement: par exemple quand les besoins de service public de santé deviennent criants, quand des drames se jouent avec ces maternités usines débordées, mais «compétitives» mettant en danger les femmes et les enfants Quand Marisol Touraine se livre à l’apologie du service public et de ses acteurs et que l’ARS soutenue par le ministère persiste dans son projet de fermeture de la maternité de proximité de Vire…

À l’adresse de celles et ceux qui sont tenté-e-s par l’abstention, et qui ne veulent pas donner de chèque en blanc à François Hollande, nous affirmons que ce vote ne nous enferme pas dans son programme. Nous n’allons pas recommencer 1981 ou 1997 : les dirigeants qui ont fait croire qu’il « fallait donner du temps » ont fini par se faire « ficeler ».
Sarkozy a fustigé les corps intermédiaires, dont les syndicats font partie. Le FN a dénoncé le « chaos » des grèves et « le sabotage de l’économie française » pendant le mouvement sur les retraites. Ces prises de position ont-elles eu un impact sur le vote des syndicalistes et de ceux qui s’en sentent proches ?